Les yeux grand ouverts, les poches vides et des milliards d'amis... bonjour l'Asie!

Retour

Bonjour,

Voilà environ une semaine que je suis de retour et j'ai décidé qu'il était plus que temps de conclure ce blog.  D'abord, un résumé rapide de mes derniers jours en Jordanie, j'ai visité le château de Karak, lieu d'affrontements entre Saladdin et plus tard son frère contre les Croisés (les barbus un peu fous).  Ensuite, je suis revenu à Amman et j'en ai profité pour me détendre un peu à la mer Morte.  Bien que ce soit plutôt comique les 15 premières minutes, je dois avouer que flotter dans une mer dont la moindre goutte qui atterit sur vos lèvres provoque une envie de vomir tellement le goût est infect et qu'une goutte dans vos yeux vous force à vous précipiter vers une douche (mais le tout en nageant lentement hors de la mer pour éviter les éclaboussures) n'est pas aussi agréable que cela peut sembler à première vue.  Bref, après trente minutes, j'étais bien heureux d'avoir expérimenté la chose, mais j'ai plutôt choisi la piscine d'eau douce tout près de la plage.

Le vol s'est très bien passé, le service était bien et le niveau de confort très bon pour une classe économique.  La prière du voyageur diffusée sur les écrans en arabe avant le décollage est assez comique.  Une petite anecdote montrant que malgré la bonne volonté on n'est jamais à l'abri des préjugés les plus cons.  Le monsieur en avant de moi dans la file d'attente lors de l'enregistrement a sorti de ses poches quatre passeports irakiens.  La première chose (presque comme un réflexe) qui m'est venue à l'esprit, et j'aime bien me convaincre que c'est parce qu'il était très tard, est: "Un gars avec quatre passeports qui vient d'Irak, pas sûr que je veux monter dans le même avion moi".  Bon, après quelques secondes de plus de réflexion, je me suis dit que c'était complètement idiot et que je ne devais pas me laisser aller à des pensées paranoiaques comme cela.  Deux minutes plus tard, sa petite famille l'a rejoint, expliquant les passeports supplémentaires.  Maudit tarla, comme quoi je ne suis pas autant immunisé à la propagande médiatique que je veux bien me l'imaginer.   

Au retour, j'ai su tout de suite qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas au regard que j'ai eu de mes parents.  AAAH la barbe...  oui ça fait longtemps qu'elle n'avait pas été rasée (de toute façon qu'importe, porter la barbe est plutôt commun au Moyen-Orient).  Mais bon, ici cela me faisait plutôt ressortir de la foule et après avoir passé un certain temps dans de nombreux pays dans lesquels il m'était impossible de passer inaperçu, être encore observé ici est la dernière chose dont j'avais besoin.  Donc, ceux qui espèrent me voir avec un look un peu grunge... oubliez ça.  Les cheveux sont plus longs qu'à l'habitude par contre, il faudra y voir bientôt Perplexe.

J'ai déjà eu la chance de revoir certains d'entre vous, pour les autres, j'espère que ce sera pour bientôt et pour les lecteurs que je ne connais pas ou qui me lisent de trop loin, désolé, mais qui sait, le monde est petit, ce sera peut-être pour un avenir proche.

Sur ce, merci beaucoup à tous ceux qui ont pris le temps de lire ce blog, j'espère que dans l'ensemble il aura su vous divertir, et je vous souhaite le meilleur.

Au plaisir,

Maxime

 



Publié à 04:58, le 8/06/2008, Amman
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Alexandrie-Sinai-Retour en Jordanie

Bonjour à tous,

Suite à mon départ de Louxor, je me suis dirigé vers Alexandrie (Alex pour les intimes). Située au bord de la Méditerrannée, Alexandrie est une ville égyptienne dans laquelle on peut toujours sentir les restes de la présence européenne, surtout française. J'ai donc profité du calme de cette ville (enfin, pour une ville égyptienne) en dégustant d'excellents poissons et fruits de mer très bon marché et en écoulant le temps dans des cafés à la mode de Paris servant d'excellents espresso et des pâtisseries presqu'aussi bonnes qu'en France (à un tiers du prix). Dans la catégorie attractions, je dois bien avouer que je n'ai pas été très actif. De toute façon, la majorité des attractions sont des musées et je n'avais pas tellement envie d'en voir plus qu'un (un musée gréco-romain). Il y a par contre la relativement nouvelle Bibliotheca Alexandria qui est un chef-d'oeuvre architectural et qui peut contenir jusqu'à 5 millions de volumes. Cependant, pour l'instant les rayons semblent bien vides. Il y a aussi quelques petits musées à l'intérieur d'un certain intérêt. Sur les murs extérieurs de la bibliothèque, d'énormes lettres sont gravées représentant tous les alphabets connus (lors de la construction). J'ai aussi flâné dans le quartier autour de la bibliothèque, qui est le campus de l'université.

En route vers ma prochaine destination, j'ai jetté un coup d'oeil de quelques heures au canal de Suez, l'une des voies maritimes les plus empruntées du monde, pour admirer les énormes cargos défiler dans le désert.

Après Suez, j'ai fait un arrêt au Sinai, entre autres pour grimper le mont Sinai (oui oui celui des dix commandements) et pour voir le monastère de Sainte-Katherine. Le monastère m'a un peu déçu, mais il est situé dans un environnement remarquable. Je me suis levé très tôt (vers 3h) pour être sur le mont Sinai au lever du soleil. Il y a bien une route qui mène directement à l'entrée du sentier officiel, mais j'ai préféré errer en essayant de trouver mon propre chemin, ce qui m'a valu de manquer de me faire manger par un chien fou furieux qui devait protéger une petite cabane qui se trouvait à une dizaine de mètres de moi. Je ne sais pas trop s'il m'aurait attaqué, mais j'ai préféré ne pas prendre de chance et lui lancer une grosse roche qui lui a manqué le museau. Il est parti ensuite, donc après tout ça ne devait qu'être qu'un chien peureux qui essayait d'être imposant et je n'ai probablement pas risqué grand chose. Je me suis ensuite retrouvé dans une vallée au milieu de plusieurs montagnes. C'est le moment qu'ont choisi les musulmans pour commencer leur prière matinale dans la mosquée du village en bas (diffusée dans des haut-parleurs). Je crois bien que les moines du monastère (chrétiens orthodoxes) essayaient de les concurrencer, mais il est possible qu'il s'agissait d'une deuxième mosquée quelque part. Enfin, qu'importe, le son se répercutait partout autour de moi, dans une vallée sombre sous un ciel étoilé sans nuages et avec une Lune d'une blancheur immaculée. Magique. Après avoir trébuché un peu partout, j'ai atteint le sommet d'une petite colline. Quelques centaines de mètres plus loin, je suis arrivé à un sentier plein de déjections de dromadaire. À partir de là, je n'ai pas eu le choix d'utiliser la piste, qui semble être la seule route empruntable jusqu'au sommet sans matériel d'escalade. Lors de l'arrivée au sommet, le choc. Je dirais environ 500 touristes étaient là avec leurs dromadaires. Comme je couchais dans le petit village voisin, dans un petit camp tenu par des bédouins et que la journée d'avant je n'avais vu que 4 autres touristes, j'ai été drôlement surpris. J'ai appris que plusieurs venaient de Dahab (une ville sur la mer Rouge très touristique à environ 1h-2h de route) en autobus pour le lever du soleil et ensuite s'en retournaient. De plus, j'ai aussi appris qu'il existe un deuxième village, appelé le village des touristes, qui n'est en fait pas très loin du premier et qui n'est que des hôtels. Or, même si des centaines de touristes se trouvent là, je n'avais même pas vu un seul d'entre eux dans le village (le vrai habité par les gens de l'endroit), que ce soit dans les petits restaurants, supermarchés ou même dans les rues. J'étais donc totalement éberlué de voir qu'une quantité si énorme de touristes pouvaient être si près (10 minutes de marche) et en même temps complètement cloîtrés dans leurs hôtels. Dommage, parce que les gens du village étaient charmants. Comme ils montent en plus tous la montagne en même temps, je n'en avais pas vu non plus un seul lors de la montée (je n'avais croisé que des locaux). Bien entendu, j'ai attendu que tout ce joli monde redescende et j'ai eu la montagne pour moi seul au retour aussi. Le panorama offert au sommet est franchement impressionant, des montagnes aux formes très particulières, déformées par l'érosion, plantées en plein milieu du désert.

L'eau de la mer Rouge est d'un bleu turquoise, mais par manque de temps je ne m'y suis arrêté que quelques minutes, sans y plonger (je voulais traverser la mer et le traversier devait lever l'ancre bientôt). Par contre, la vue que j'en ai eu sur plusieurs heures pendant le trajet Suez-Sainte-Katherine m'a permis d'apprécier sa beauté. En fait, j'aurais eu amplement le temps d'y plonger, puisque le traversier a quitté le port de Nuweiba avec... 7 heures 30 de retard. Disons que l'organisation de cette compagnie laisse franchement à désirer. De plus, lors de mon arrivée en sol jordanien, aucun agent des douanes n'était présent et j'ai dû attendre un autre 45 minutes, alors qu'il était près de minuit, pour qu'un agent se présente et étampe le passeport.

Aujourd'hui, j'ai quitté Aqaba par l'autoroute du roi (qui offre des panoramas exceptionnels de canyons et de zones désertiques pour le plus grand bonheur des yeux). J'ai fait un arrêt au château de Shoback, construit par les Croisés (le premier château construit par les Croisés en Jordanie dont le nom originel était Krak de Montreal). L'intérêt du château est surtout le long tunnel (avis aux claustrophobes, n'y risquez même pas un pied) qui devait servir de sortie d'urgence. On y retrouve aussi de nombreuses salles supportées par des arches.

Je me trouve maintenant à Karak,

Je vous souhaite une bonne journée,

Maxime



Publié à 12:19, le 27/05/2008, Sinaï
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Louxor

Bonjour,

Ma dernière étape dans la région de la Haute-Égypte a été pour Louxor, célèbre entre autres pour le temple de Karnak, la vallée des rois et la vallée des reines.

Tout d'abord, je veux mentionner (j'ai oublié lors des précédents articles) une blague horriblement plate qui circule en Égypte, semble-t-il depuis de nombreuses années.  Voici un compte-rendu:

-Where are you from?

-Canada

-Canada DRY!!!  (ensuite les Égyptiens se tordent de rire)

Certains ajoutent même Canada Orange (???) ensuite.  Ma tactique est de dire que je viens de la "Communist Republic of Holy Bananas" et pendant qu'ils se demandent ce que cela peut bien être j'ai le temps de distancer les rabatteurs qui s'attaquent alors à un autre touriste.  À ceux qui se le demandent, Québec est une mauvaise idée parce que j'ai l'impression que nous avons réputation d'être trop doux avec les rabatteurs qui ne veulent alors pas laisser tomber.

En ce qui concerne Louxor, je suis convaincu que la majorité d'entre vous ont déjà vu de nombreuses photographies.  C'est comme sur celles-ci, mais en 10 fois plus grandiose que vous vous l'imaginez (surtout les temples de Karnak et de Louxor).  Malheureusement, la tombe de Nefertari est fermée pour un temps indéterminé dans la vallée des reines, ce qui est dommage puisque selon plusieurs il s'agit de la plus belle tombe d'Égypte.  Par contre, la vallée des reines renferme une surprise intéressante.  Dans la tombe de l'un des princes enterrés il y a les restes d'un foetus.  Outre cela, les tombes, dans la vallée des rois comme des reines, ont entre autres comme intérêt (autre que l'intérêt historique, qui est un élément majeur) d'avoir conservé leurs couleurs au fil des années, contrairement à la majorité des temples.  L'intérieur de la tombe de Ramsès IV dans la vallée des rois est selon moi l'une des plus jolies.  Étrangement, la tombe la plus jolie que j'aie vue en Égypte n'est pas celle d'un pharaon, mais celle d'un noble que j'ai vue à Saqqara (voir article prédécent sur le Caire).

Outre ses monuments, Louxor est remarquable pour l'absurdité des prix demandés par les marchands aux touristes, dû au fait que la majorité sont des gens dans des tours guidés (voire croisière de luxe sur le Nil) qui ne semblent pas réaliser que payer le même prix qu'au Canada en Égypte, ce n'est pas normal...  Bref, même s'ils vous engueuleront en vous disant des conneries comme par exemple que vous les volez, que vous n'avez pas de coeur et autres, si jamais vous mettez les pieds ici n'acceptez jamais de payer plus du cinquième du prix demandé, c'est déjà au moins le double de ce que les Égyptiens payent.

Pour en revenir au temple de Karnak, une cour nommée la salle hypostyle est sans doute l'attraction principale de Louxor.  Cette salle parsemée de 134 colonnes sculptées (les plus hautes atteignant 24 mètres et environ 15 mètres de circonférence...) en met plein la vue.  Le temple a été construit par de nombreux pharaons successifs du Nouvel Empire (1570-1085 B.C.).

Je vous laisse ici,

A+

Maxime 



Publié à 08:53, le 22/05/2008, Louxor
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Abu Simbel, Philae, Kom-Ombo, Edfu

Bonjour,

La région du Haut-Égypte aux alentours d'Aswan est reconnue pour ses temples, surtout Abu Simbel (construit par Ramsès II).  Le Nil y est aussi particulièrement beau et de nombreuses felouques (voilier utilisé sur le Nil) le parcourent.  Vous connaissez probablement Abu Simbel pour les 4 immenses statues de Ramsès II à l'avant du temple (dont une brisée).  Pourtant, c'est véritablement l'intérieur qui en fait, selon moi, une merveille supérieure aux pyramides de Giza.  Je comparerais les pyramides à un arbre massif vieux de centaines d'années et Abu Simbel à un bonsai (bon, disons un très gros bonsai, ce n'est pas du tout un petit temple Moqueur).  Ce n'est pas le même genre de beauté, mais je préfère la magie de l'intérieur du second.  C'est exactement comme j'imaginais les temples égyptiens, mais en mieux.  Des hiéroglyphes partout, des gravures immenses représentant une panoplie de dieux et humains, des colonnes habilement sculptées, une façade grandiose et un intérieur avec un éclairage tamisé rendant l'atmosphère fort mystérieuse.  Vraiment, pas étonnant que les Égyptiens aient connu déchirements internes suite au règne de Ramsès II quand on voit la quantité de ressources "gaspillées" (pour le plus grand bonheur des générations futures toutefois) et quand on connait le nombre absurde de descendants qu'a eus ce pharaon.  Un temple plus modeste dédié à Nefertari (sa reine, enfin la plus importante) est situé tout près et est aussi d'un grand intérêt.

Philae est situé près d'Aswan, sur une île (il a dû être, tout comme Abu Simbel, déplacé dû à la construction du haut barrage sur le Nil).  Il n'a pas la majesté d'Abu Simbel, mais vaut tout de même la visite pour ses nombreuses gravures (le temple est dédié à Isis).  Le même genre de commentaires peut être appliqué à Kom-Ombo.  Enfin, Edfu, énorme, serait le temple le mieux conservé d'Égypte, ayant encore son toît, la plupart de ses colonnes pratiquement intactes et suffisamment de gravures non vandalisées.  Il est dédié à Horus (le dieu à tête de faucon).  Il est aussi intéressant de remaquer que de nombreuses caractéristiques architecturales égyptiennes, entre autres des façades, ont été réutilisées beaucoup plus récemment dans de nombreux pays de l'Ouest.

Enfin, cette région de l'Égypte, la Nubie, a un côté "Afrique noire" très prononcé, dans sa musique, les caractéristiques faciales des gens, la nourriture, etc.  Il n'en est pas de même dans le nord, qui est à tendance fortement arabe.  Le changement est très intéressant et donne des idées pour, peut-être, un prochain voyage.

Je vous laisse, à bientôt,

Maxime



Publié à 11:57, le 20/05/2008, Assouan
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Le Caire-Saqqara

Bonjour,

 J'aurais bien aimé débuter cet article avec une photographie que j'ai prise hier du Sphynx, de la pyramide de Djeser ou des pyramides de Giza, d'un Égyptien ou du désert, mais cela n'arrivera pas.  C'est que, dans le train menant du Caire à Aswan, complètement vidé de ma journée dans le désert, j'ai commis une gaffe que je n'ai jamais commise: j'ai fermé les yeux 2 minutes sans avoir attaché le sac de ma caméra à ma jambe (2 minutes de trop).  Il était pourtant profondément enfouit sous mon siège mais lorsque j'ai réouvert les yeux, il n'y était plus.  Le pire, c'est que je connais le voleur (mon voisin de droite) mais la police étant minable ici et protégeant les Égyptiens (ils croient que nous sommes tous riches et donc que ça n'a aucune importance) ils ont refusé de faire quoi que ce soit (même après des heures d'insistance) autre que me donner un papier attestant que la caméra a été portée manquante sur le train (pour les assurances), disant que les preuves sont insuffisantes, etc.  Pour faire court, je n'ai plus de caméra, ce qui n'est pas grave puisque je peux la remplacer à mon retour, mais je n'ai plus de carte mémoire non plus, ce qui est plus important, surtout pour vous, parce que je ne pourrai pas partager un nombre important de photographies.  Moi, bien que j'aurais bien entendu souhaité conserver ces photographies (je n'ai pas perdu toutes les photographies de mon voyage puisque j'en ai un nombre important sur cd, que j'avais gravés en cas de perte), je pourrai toujours me référer à ma mémoire, mais pour le blog, ça va être plus difficile.

D'un autre côté, il est peut-être préférable que je n'aie pas pris le voleur sur le fait parce que, ce train étant semble-t-il bourré de voleurs, un autre s'est lui fait prendre la main dans le sac (en tentant de voler le passeport et l'argent d'un autre touriste).  Résultat?  les policiers se sont amusés à lui tapper dessus et à le torturer, au point que l'homme en question était complètement démoli en sortant du train.  Suite au vol de ma caméra, j'avais refusé de retourner à mon siège, voulant éviter premièrement de démolir le visage du voleur à ma droite et aussi éviter de me faire voler autre chose.  J'ai exigé une cabine privée, ce que j'ai obtenu.  Cependant, les policiers se trouvaient dans une cabine au bout du corridor et donc j'ai entendu des coups et l'homme arrêté pleurer et crier pendant des heures.  C'est complètement atroce et je ne peux souhaiter cela à personne, que l'autre voleur garde ma caméra, ma conscience est plus tranquille ainsi.  Lorsque j'ai été demander des explications aux policiers pour tous ces cris et ce qui se passait là-dedans, ils m'ont renvoyé à ma cabine en postant un policier à l'entrée pour me surveiller (oui oui je sais certains diront que ce n'était pas de mes affaires mais cela dépassait de beaucoup les limites de l'acceptable).  Bref, ce sont des sauvages.

Bien que je n'aie pas de photographies (vous pouvez de toute façon en trouver partout sur l'internet) je vais vous décrire mes derniers jours.  J'ai d'abord quitté la Jordanie à bord d'un traversier reliant Aqaba à Nuweiba (Sinai).  Ce traversier est rapide (il effectue le trajet en une heure).  Le problème est que leurs manoeuvres avant le départ et à l'arrivée sont ridiculement longues (facilement une heure chaque) annulant l'avantage de la rapidité de la traversée elle-même.  En général, j'ai été bien accueilli jusqu'à maintenant en Égypte, mais il y a beaucoup de rabatteurs.

Le Caire est, du moins au centre-ville, une ville beaucoup plus moderne que je l'imaginais.  Le traffic est tout de fois aussi brouillon qu'en Inde.  La partie ancienne de la ville est extraordinaire, avec de nombreuses mosquées, mastabas, souqs et autres donnant une atmosphère fort particulière.  Les appels à la prière constamment diffusés dans des milliers de haut-parleurs partout dans la ville sont aussi fort curieux.  D'ailleurs, en ce moment même, à Aswan, il y a environ une vingtaine de personnes priant juste à l'extérieur du café internet, dans la ruelle.  Je dois dire qu'au Caire les gens étaient généralement beaucoup plus sympathiques qu'ici.  Ici, beaucoup semblent me détester et me jettent des regards haineux dans la rue (j'imagine que le clown sadique de Bush en train de foutre un bordel diplomatique n'aide en rien la situation).  Bref, je vais voir Abu Simbel demain et je ne m'attarderai pas trop ici.

Pour en revenir au Caire, les pyramides sont aussi impressionantes que l'on dit.  Le prix à payer pour voir l'intérieur est selon moi par contre beaucoup trop élevé, l'intérieur étant limité à un tunnel humide et chaud et à une salle encore plus chaude et humide (emplacement de la tombe des pharaons).  Bref, il n'est pas nécessaire de voir l'intérieur de plus d'une pyramide.  La période idéale pour visiter est entre 11h30 et 13h30, heure à laquelle tous les groupes ont quitté pour dîner, pour mon plus grand bonheur, me laissant le site presqu'à moi seul (et aux rabatteurs voulant me vendre un tour de dromadaire).  J'ai aussi visité Saqqara, connue pour la pyramide de Djoser, première pyramide digne de ce nom.  De nouvelles tombes ont aussi été récemment découvertes que l'on peut visiter pour un léger surplus et les hiéroglyphes et autres dessins colorés parsemant leurs murs sont sensationnels.  J'aurais aussi voulu visiter Dashur mais je suis arrivé 5 minutes après l'arrêt de la vente de billets (il était affiché 17h mais les Égyptiens paresseux employés du site en ont décidé autrement et même l'attrait d'un baksheesh n'a pas été suffisant).

Enfin, le musée d'Égypte du Caire est probablement l'un des musées les plus intéressants du monde, avec entre autres des trésors de la tombe de Toutankhamon (je n'ai pas vérifié l'orthographe) et de nombreuses momies royales.

Je vous laisse, je me lève tôt demain (4 heures) pour voir Abu Simbel et ensuite je file vers Louxor.

À bientôt,

Maxime 



Publié à 01:33, le 18/05/2008, Le Caire
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Petra-Wadi Rum

Bonjour,

Pour ce deuxième article sur la Jordanie, le site en vedette est Petra.  Un séjour en Jordanie ne saurait être complet sans une visite à la capitale des Nabatéens.   Le site renferme un nombre important de tombes sculptées à même la pierre.  Certaines structures, entre autres celle nommée la "Trésorerie", la plus connue, et celle nommée le "Monastère" ont une hauteur et une complexité de construction époustouflante, sachant que lorsque l'on sculpte quelque chose à même une montagne, la moindre erreur ou la moindre faiblesse de la roche en un endroit provoque la ruine du projet.  Fait cocasse et triste en même temps, la Trésorerie est nommée ainsi dû à l'urne sculptée au haut de la structure, que les Bédouins ont identifié comme la cache d'un trésor qu'ils ont donc tenté de percer à l'aide d'armes à feu...

Outre les tombes et autres structures elles-mêmes, Petra est aussi impressionante par la couleur du sable en certains endroits (rouge) mais surtout des rochers dans lesquels est sculptée la ville.  Ils sont de toutes les teintes de rouge, en passant par le jaune et le violet pour un résultat fort joli.  L'entrée du site est l'un des moments forts, lorsqu'après environ 1 kilomètre de marche dans un canyon (Siq) la Trésorerie apparaît comme un mirage après une courbe.  Le tout est mieux apprécié seul, vers 6h30 (ouverture du site), avant l'arrivée massive des tours guidés (vers 8h).

Enfin, on peut effectuer de nombreuses randonnées sur les montagnes surplombant les structures de Petra qui offrent un point de vue totalement différent du site.  De plus, cela permet de mieux apprécier l'ampleur de cette ville à son apogée puisque les environs sont remplis de structures secondaires et d'escaliers sculptés dans la pierre permettant d'atteindre les hauteurs afin de performer des sacrifices rituels (il y a une controverse quant à la possibilité qu'il y ait eu des sacrifices humains) ou de défendre la ville.

Suite à ma visite de Petra, j'ai visité le désert aux environs du village de Rum (le Wadi Rum).  Ce désert offre un paysage valant le détour avec entre autres de nombreuses formations rocheuses inusitées (ponts, montagnes aux formes étranges, ...), du sable d'un rouge inoubliable, des dunes, etc.  Il s'agit aussi du lieu de résidence d'un certain nombre de Bédouins qui, toutefois, ne vivent, sauf quelques rares exceptions, plus selon le mode de vie tradiotionnel.  L'idéal est de dormir dans le désert, sous une tente, ce qui permet d'apprécier le silence parfait du désert (cela peut paraître anodin, mais pour un citadin un vrai silence est chose rare) et le ciel rempli d'étoiles, sans oublier la Lune d'une clarté éblouissante.

Voilà qui conclue cet article, sachez toutefois que je ne me trouve plus en Jordanie (j'y reviens toutefois pour mon vol vers Montréal et pour finir d'explorer le nord du pays).  Donc, je me trouve en Égypte, en Arabie Saoudite, en Syrie, en Israel (ou territoires disputés par les Palestiniens tel que Jérusalem), au Liban ou en Iraq.  Les deux dernières destinations étant éliminées pour des raisons de sécurité, à vous de deviner laquelle est la "bonne".

A+

Maxime

P.S. Au fait, papa, je viens d'avoir un flash... ta prévision que je ne durerais pas deux semaines seul en voyage, ce n'était pas loin, mais c'est raté... 



Publié à 02:42, le 16/05/2008, Petra
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Jerash

Salaam,

Ceux qui s'y connaissent un peu en langues viennent de comprendre dans quelle région du monde je me trouve, et non ce n'est pas le Zimbabwe (comme l'a si bien dit Jean-Philippe, Guy Mongrain sors de ce corps!!!)

Mais avant tout, un bref retour sur l'Inde.  Ce qui va me manquer de l'Inde?  La nourriture (parfois), les Sikhs et leur comportement empreint de dignité (et de gêne qui les rend fort sympathiques d'une certaine façon), me foutre royalement de la gueule des rabatteurs sans qu'ils ne semblent le réaliser, les odeurs (certaines), l'imprévisibilité, ...  Ce qui ne me manquera pas?  La nourriture (toutes les autres fois, dont celles lorsque je me réveillais en pleine nuit à plus de 35 degrés, trempé de sueur, encore confus et ne comprenant pas trop dans quel foutu endroit je me trouve (ni ce que cette grosse coquerelle fait sur mon bras) mais comprenant parfaitement qu'il vaudrait mieux que je trouve les toilettes, et vite), les rabatteurs en général et les odeurs (les autres).  Ce séjour s'est d'ailleurs conclu à l'image de l'Inde, quand, dans le vol Mumbai-Delhi (que j'ai dû prendre pour une raison trop longue à expliquer, mais pour résumer, cal... de groupes organisés), à l'annonce du pilote, lors des manoeuvres de décollage, que l'air climatisée ne fonctionnerait qu'une fois dans les airs dû à un problème technique, un troupeau d'Indiens frustrés de devoir patienter 1 minute de plus sans air climatisée s'est levé en gueulant et les bras levés comme dans la chanson "haut les mains" (juste avant le décollage, quand tout le monde est supposé demeurer à son siège) pour aller marteler à la porte de la cabine de pilotage en insultant les hôtesses qui tentaient de les calmer.  Le seul résultat de ce manque pathétique de patience (il fait 45 degrés à l'extérieur la majorité de la journée, ce n'est quand même pas comme s'ils n'étaient pas habitués) a été de forcer le pilote à annuler les manoeuvres de décollage (pour des raisons évidentes, ils auraient tous fini sur le derrière) et donc a retardé le départ de 10 minutes...  Ma consolation dans cette expérience a été de voir de nombreux Indiens, exaspérés comme moi, leur dire de ramener leurs culs sur leurs sièges (je ne comprend pas l'hindi, mais certaines expressions sont immanquables, peu importe la langue Moqueur): il y a de l'espoir pour l'avenir.  Dès que l'avion a décollé, l'air climatisée s'est mis en marche et je soupçonne le pilote d'avoir tenté de se venger puisque la température était glaciale.

Bon, un bond en avant, arrivée au Moyen-Orient, à Amman.  La Jordanie!!! abritant la célèbre Petra et ayant autant de pitas, d'hummus et de shish taouk que quelqu'un peut en rêver (parce que, en exagérant à peine, c'est plus ou moins ce qui, dans ma tête, ressortait lorsque je pensais à la Jordanie...)  Première chose que j'ai faite en arrivant à Amman?  Trouver un restaurant servant du shish taouk, question d'enfin cesser d'être végétarien presqu'à temps plein (sauf quelques rares restaurants auxquels je faisais confiance, j'évitais de manger de la viande en Inde après avoir été deux fois malade à cause d'un repas semble-t-il drôlement aventureux de... poulet).  Un rapide coup d'oeil au menu me fait comprendre que le beau temps des repas à moins de deux dollars en Inde est terminé.  Au total, sur le menu, pour du shish taouk et de l'hummus, on parlait de 4 JD (jordanian dinar, chaque dollar canadien valant environ 0,7 dinar).  Zut, c'est le même prix qu'au Canada.  Erreur... au Canada, pour ce prix, on obtient suffisamment de poulet et d'hummus pour environ deux pitas.  J'ai compris qu'ici ce serait différent lorsque le serveur a amené une pile d'une quinzaine de pitas.  Ont suivi les bols d'hummus et l'assiette de shish taouk pouvant nourrir une famille, sans parler des légumes marinés.  L'idée est que l'on confectionne ses propres pitas, en ajoutant de la sauce à l'ail et des légumes au goût.  Je suis donc sorti en roulant.  C'est plus cher que l'Inde, mais ce que c'était bon! (dans peu de temps je vais probablement en avoir marre des pitas par contre Clin d'oeil)

Aujourd'hui, je me suis rendu à Jerash.  La Jordanie étant un si petit pays, on peut se rendre presque partout, si on le désire, et revenir coucher au même hôtel (on parcourt le pays d'un bout à l'autre en environ cinq heures).  Jerash est connue pour ses ruines romaines, qui m'ont vraiment fasciné.  Entre autres, deux théâtres sont presque parfaitement conservés.  Il y a aussi de nombreux temples, colonnes, thermes, etc.  Le plus incroyable, c'est que 90% de la ville serait encore à découvrir par les archéologues.  Autre fait intéressant, un spectacle romain est présenté dans l'hippodrome.  Il y a des combats de gladiateurs, des démonstrations de tactiques de combat de légionnaires et une course de chars.  À la vue de l'affiche annonçant le spectacle, j'ai cru à un truc un peu quétaine avec des chevaux se traînant les pattes et des "combats" d'une grande simplicité.  Voulant donner la chance au coureur, j'ai toutefois assisté au spectacle.  Je n'ai pas été déçu.  Le chevaux étaient au grand galop même en tournant (voir photo).  De plus, les chorégraphies des combats étaient fort crédibles et probablement même assez douloureux pour les acteurs (tous des colosses d'ailleurs).  Les coups étaient portés avec une force et une précision remarquables et le son produit à la collision des armes de fer se répercutait dans l'hippodrome.  En ce qui concerne les monuments historiques eux-mêmes, le temple d'Artémis m'a particulièrement impressioné avec ses nombreuses colonnes corinthiennes presqu'intactes.

Bon, je viens de réaliser qu'il est très tard et que j'aurai une longue journée demain,

À très bientôt (je peux maintenant vous confirmer que je reviens le 30 mai)

P.S. La photographie en haut de texte est de la porte d'Hadrien 

Maxime



Publié à 04:32, le 10/05/2008, Jarash
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La métropole indienne-Mumbai

Bonjour,

Dernier article en provenance de l'Inde, puisque je quitte aujourd'hui (enfin, demain matin très tôt) pour Montréal avec un arrêt de 3 semaines dans une destination... surprise (il faut bien garder le suspense pour garder les lecteurs accrochés non?, ceux qui le savent CHUT).

En ce qui concerne Mumbai, il y a deux villes en fait.  La ville que tous les touristes visitent, avec ses nombreux monuments d'architecture européenne (construits à l'époque du  Raj) et les bidonvilles qui défilent longtemps devant les fenêtres du train à l'arrivée dans la ville et qui abritent plus de 55% des habitants de Mumbai (avec ses plus de 19 millions d'habitants, l'agglomération urbaine de Mumbai est parmi les plus populeuses du monde, soit dans le top 5 mondial (selon la façon de délimiter les zones métropolitaines le rang change d'un classement à l'autre)).  Ce n'est bien sûr pas Tokyo, mais c'est beaucoup plus chaotique étant donné que le Japon et l'Inde, on ne parle pas du même niveau d'organisation Clin d'oeil.  Les bidonvilles de Mumbai ne sont cependant pas dans un état aussi lamentable que ceux, par exemple, de Sao Paulo (enfin, selon les images que j'ai vues, mais s'il y a quelque chose que j'ai appris durant ce voyage c'est, en ce qui concerne les nouvelles internationales, de faire encore moins confiance aux médias que je leur faisais confiance avant (confiance qui était déjà pratiquement nulle) donc je ne veux pas trop faire de comparaisons).  Dans ces bidonvilles, il y a le téléphone, l'électricité et de nombreux commerces semblant fonctionner tout à fait normalement.  Ce n'est pas le paradis, mais rien à voir avec les images d'enfants affamés et malades que l'on voit dans de nombreux autres pays.  Parlant des villes les plus populeuses du monde je vais faire un petit clin d'oeil au titre de mon blog ici.  Sur les 20 agglomérations urbaines les plus populeuses du monde (enfin, selon certaines sources, puisque comme mentionné cela varie d'une étude à l'autre), j'en ai visité près de la moitié jusqu'à maintenant au cours de ce voyage (8/20, soit Tokyo, New York (ok, ce n'est pas en Asie, mais bon j'y suis passé), Mumbai, Delhi, Shanghai, Osaka, Seoul et Beijing).  Ce que j'entend par là, c'est qu'ici, il y a du monde en...

Il faut bien rendre à César ce qui lui revient, les Anglais ont fait du beau travail ici.  La ville est très agréable, mêlant l'architecture européenne aux divers bazars, le tout bordant l'océan Indien.  Le chef-d'oeuvre du Raj est le terminus Victoria (voir photographie prise en début de soirée plus haut) avec ses nombreuses sculptures d'animaux, supernaturels (du genre gargouille) ou non.  La Haute Cour de justice et l'Université de Mumbai sont aussi des immanquables.  Il est d'ailleurs permis de se promener dans la ruche qu'est la Haute Cour, avec ses trop nombreux avocats, juges et autres pour l'espace disponible.  Les taxis et les autobus à deux étages de style londonien sont un autre facteur rappelant que l'ère impérialiste britannique s'est achevée il n'y a pas si longtemps.  Rien à voir avec les Britanniques, mais Mumbai est aussi un excellent endroit pour le gourmet, remplie d'excellents restaurants à bas prix.

Finalement, Mumbai abrite une autre merveille, les caves d'Elephanta.  Elephanta est une île située dans le port de Mumbai sur laquelle des artistes ont sculpté d'impressionantes statues hindoues, dédiées à Shiva pour la plupart, entre les 9e et 13 siècles.  Le décor est aussi un agréable changement du chaos de Mumbai, avec deux collines et de nombreuses zones vertes.

Je vous laisse, à la prochaine,

Maxime  



Publié à 03:22, le 8/05/2008, Mumbai
Mots clefs : mumbai


Udaipur, le conte de fées

Qui aurait cru que les contes de fées étaient si chauds? Udaipur, au sud du Rajasthan, est réputée pour ses deux palais situés sur des îles. Le palais de la cité, immense, n'est pas à négliger non plus. La majorité de la superficie de ces palais, toutefois, est maintenant utilisée par des hôtels de luxe qui, malheureusement, ne permettent aucune visite dans la majorité de leurs complexes, y compris dans l'ensemble du plus grand des deux palais sur des îles, pourtant le symbole d'Udaipur.

Certains connaissent peut-être déjà ces palais sans en avoir connaissance. Ils ont été les lieux de tournage de plusieurs scènes d'un James Bond, Octopussy. Ce film, version piratée bien sûr, est d'ailleurs présenté dans trois restaurants sur quatre en soirée. Le plus petit des deux palais situés sur des îles, Jagmandir, peut lui être visité (à coup exorbitant pour l'Inde, soit environ 8$). L'atmosphère en est vraiment une de contes de fées, mais aussi de luxe un peu écoeurant quand on pense que tous ces palais appartenaient à une noblesse qui n'avait que faire de son peuple dans la misère, mais passons et laissons plutôt au site toute sa magie.

Le palais de la cité, du moins en partie, a été converti en musée. On peut y admirer quelques salles magnifiques et surtout une cour remarquable remplie de miroirs de diverses couleurs formant des paons, des personnages, etc. La vue sur le lac est superbe et, la nuit venue, le palais est éclairé avec beaucoup de goût, sans ajout de trop de couleurs provoquant un effet "Disney" comme il n'est que trop courant. On se laisse vraiment prendre à l'atmosphère hors du temps qui règne partout et l'apparition d'une princesse ou d'un chevalier rajput pourrait presque passer inaperçue.

Contraste majeur, je suis maintenant à Mumbai. Bien que le mercure indique 10 degrés Celsius de moins qu'à Udaipur (la température atteignait 45 degrés Celsius lorsque j'y étais) la ville est beaucoup plus étouffante, dû à la pollution, à la masse d'individus qui se déplace et à l'humidité. Lorsque je suis descendu du train, je désirais au départ prendre le train de banlieue pour me rendre au centre-ville mais un coup d'oeil à la confusion générale qui y règnait, aux wagons surbondés et aux coups d'épaules que se distribuaient les gens pour y entrer m'ont découragé, pour une rare fois, d'y monter avec mes baggages. Faiblesse? peut-être, mais c'est le 5$ (pour le taxi de la banlieue de Mumbai jusqu'au centre-ville) qui m'a semblé le mieux dépensé depuis longtemps. Tout le monde a bien droit à son petit luxe de temps en temps Perplexe.

 

 

À+

Maxime

 



Publié à 11:14, le 2/05/2008, Udaipur
Mots clefs : udaipur


Jaipur-Amber

Jaipur, la ville rose... Ses palais magiques, ses marchés typiques... C'est un peu la description générale de Jaipur souvent donnée. Personnellement, j'opterais pour: Jaipur, la ville avec quelques lieux touristiques roses, de jolis palais (mais pas magiques...) et des bazars d'un intérêt restreint (parce qu'ils sont similaires à tous les autres). Ceci étant dit, il s'agit quand même d'une ville d'un intérêt indéniable, mais il s'agit bel et bien d'une grande ville indienne moderne sale et encombrée, contrairement aux idées souvent véhiculées donnant l'image d'une ville avec un charme d'antan. Pour ce genre de ville, optez plutôt pour Jodhpur ou Jaisalmer.

Cette parenthèse étant fermée, entrons dans le vif du sujet. La "vieille" ville de Jaipur (qui, aujourd'hui, a de nombreux boulevards très larges...) est peinte, souvent, en rose, symbole de bienvenue. On retrouve deux principaux palais d'intérêt, celui nommé le palais de la ville, le plus gros et qui est aussi un musée, et le Hawa Mahal, une sorte d'énorme façade (il n'y a pratiquement aucune profondeur) construite à l'époque pour permettre aux femmes nobles d'admirer la vie de la cité sans êtres vues (la façade est parsemée de nombreuses fenêtres protégées par des "écrans", des motifs sculptés permettant de voir de l'intérieur mais difficilement de l'extérieur, voir photo). Le palais de la ville, selon moi, est le plus intéressant. Entre autres, l'une des cours possède quatre portes, une pour chaque saison, richement décorées. Vous pouvez admirer une section de l'une d'elles, décorée de paons. L'armurerie du palais et la galerie d'art sont aussi d'un intérêt certain. J'inclus une photographie du Mubarak Mahal (situé dans l'une des cours du palais de la ville), qui est maintenant un musée dédié aux vêtements et aux textiles de l'époque des Maharajas. Comme vous pouvez le constater, la fontaine est asséchée, ce qui est probablement judicieux vu les réserves plutôt maigres lorsque l'on est la capitale d'une province désertique.

Outre Jaipur, la région renferme un autre lieu intéressant, Amber et ses deux forts. Le fort ayant le plus d'intérêt est le fort Amber, qui est aussi un palais. Il est aisé de s'y perdre, le palais comportant de nombreux étages et étant largement dépourvu d'indications. On y trouve de nombreuses salles fort jolies, mais aussi un tunnel, supposé relier Amber à Jaigarh (les deux forts) et un système de climatisation, dans le sous-sol, à base d'eau de pluie contenue dans d'immenses réservoirs. L'autobus public reliant Jaipur à Amber devrait toutefois installer un plafond à une hauteur plus élevée, puisque, même plié en deux, je me suis cogné la tête au moins une trentaine de fois (à chaque bosse) et que le tout a résulté en une violente migraine Moqueur.

Voilà, en espérant que le Canadien vienne à bout des méchants...

Maxime



Publié à 08:29, le 28/04/2008, Jaïpur
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Jaisalmer et désert du Thar

Bonjour,

Tout d'abord, oui je dois être un peu mazzochiste. Alors que la température est de plus en plus accablante, je me suis dirigé vers le désert du Thar... Il faut être un peu fou. Mais croyez-moi, ça en valait le coup. Je dois cependant avouer que j'ai un peu triché, le safari en dromadaire menaçant de m'achever. Donc, pour ne pas finir rôti, j'ai choisi d'accélérer un peu les choses et le comfort et de plutôt utiliser... le jeep.

J'ai donc visité quelques petits villages et temples disséminés dans le désert avant de me rendre aux dunes près du village de Sam pour le coucher du soleil. Croyez-le ou non, je ne dois pas être le seul mazzo puisque l'endroit était infesté de touristes (en autobus avec air climatisée et bancs de luxe, mais tout de même)!!! Il y a en effet une route très bien entretenue entre Jaisalmer et les dunes (mais plusieurs endroits d'intérêt sont toutefois inaccessibles par cette route, il faut utiliser des routes secondaires qui ne sont pas sympathiques pour le derrière) puisque l'armée indienne la maintient en état à des fins stratégiques (l'endroit est tout près de la frontière pakistanaise). Enfin, pour résumer, le coucher du soleil a été animé par des dizaines de rabatteurs voulant vendre n'importe quoi de la boisson gazeuse au tour de dromadaire (le tout à cinq fois le prix bien sûr) et par les pets de dromadaires (et probablement des rabatteurs aussi) Clin d'oeil. Je me suis donc éloigné assez profondément dans le désert, pour me rendre compte en revenant plus tard vers la route que la marche dans les dunes c'est plus essouflant qu'il n'y paraît!

L'une des rencontres les plus notables de la journée fut avec ce bon vieux Sancho sur son âne, version indienne, surveillant son troupeau de vaches dans le désert (voir album). Ne sachant pas si le garçon serait insulté ou non, j'ai dû fournir des efforts surhumains pour ne pas éclater de rire lorsque l'âne s'est mis à trotter. Plusieurs ont sûrement déjà vu une scène du genre, sinon courrez tout de suite acheter un âne, trouvez quelqu'un d'une grande taille pour le monter et admirez le résultat lorsque le dit âne décide de montrer ses talents de coureur... (c'est probablement encore plus drôle lorsque cela arrive à l'improviste au milieu de nulle part, mais bon...)

Pour ce qui est de Jaisalmer même, c'est une ville qui a un charme incontestable, toute construite de grès doré. Le fort a une taille monumentale (voir photographie) et comporte 99 bastions. On retrouve aussi à l'intérieur du fort de nombreux temples jain sculptés d'une main de maître. La photographie ci-jointe montre le dieu des Jain, qui, sans vouloir les offusquer, me fait penser à une version caricaturée de Bouddha Moqueur. Les Jains se sont réfugiés à Jaisalmer dû à l'oppression qu'ils subissaient dans d'autres régions de l'Inde et ont immensément contribué à la grandeur de cette ville princière.

Le fort est d'une taille telle qu'il est en fait complètement incorporé à la ville, des gens y vivant à l'intérieur des murs. De plus, de nombreuses habitations sont habilement sculptées ce qui rehausse de façon substantielle l'attrait de la ville, à l'intérieur comme à l'extérieur des murs. Entre autres, les havelis, demeures traditionnelles appartenant à des notables, sont d'une beauté saisissante. Enfin, les structures les plus anciennes sont dotées d'ingénieux systèmes permettant d'économiser le plus d'eau possible, essentiel lorsque vous vivez au beau milieu du désert et que l'eau courante n'a pas encore été inventée.

Voilà qui conclue cet article,

Au plaisir,

Maxime



Publié à 10:52, le 26/04/2008, Jaisalmer
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Jodhpur

Un bonjour du pays des Rajput!

Je me suis arrêté aujourd'hui à Jodhpur, Rajasthan, ville située en bordure du désert Thar. Elle est bien connue pour son fort, le Mehrangarh, et aussi pour la prédominance du bleu (voir photographie dans l'album). Le fort est en fait une succession de cours dont l'une est montrée ici. On y trouve aussi quelques salles somptueuses, dont la Phool Mahal dont la photographie est elle aussi incluse dans cet article.

Jodhpur possède aussi d'intéressants bazars, dont un concentré autour d'une jolie tour couronnée par quatre horloges. Certains mets sont aussi différents des mets habituels trouvés ailleurs en Inde (du nord, il est vrai qu'en fait traditionnellement chaque région possède ses plats typiques, mais la globalisation s'est bien entendu effectuée en Inde aussi et souvent les menus sont forts similaires d'une région du nord à l'autre) et les costumes traditionnels aussi. De la musique locale est aussi interprétée en plusieurs endroits, notamment dans les lieux touristiques et les commerces vendant des instruments de musique.

Naturellement, il fait très chaud ici. Heureusement, c'est aussi très sec (un peu la définition d'un désert...) donc c'est très supportable. Il y a aussi de nombreux points d'ombre un peu partout pour prendre des pauses. Un dernier détail, on prépare ici un lassis (boisson froide à base de yogourt) au goût de saffron, un vrai délice!

N'ayant plus rien à ajouter, je vous dis à la prochaine!

Maxime



Publié à 08:39, le 23/04/2008, Jodhpur
Mots clefs : Jodhpur


Punjab

Sat siri akal,

Comme promis, voici l'article sur Amritsar mais aussi sur Attari, la frontière Indo-Pakistanaise, et sur Chandigarh, capitale du Punjab.

Le Punjab est mieux connu pour la présence importante des Sikhs. Vous les connaissez sûrement dû au mini-scandale relié au port du kirpan à l'école par un jeune garçon sikh il y a quelques années.

Amritsar abrite le temple doré, le lieu le plus sacré de la religion sikh. Ce temple est vraiment extraordinaire, surtout par l'atmosphère qui y règne. En effet, non seulement l'entrée est gratuite (très rare pour un monument de cette importance en Inde) mais de plus on y offre gratuitement de la nourriture et, si vous y êtes prêt, un lit gratuitement dans l'établissement pour pèlerins tout près. Je n'ai que de bons mots à l'endroit des Sikhs, qui sont des gens polis, honnêtes et sociables. On retrouve aussi quelques autres endroits d'intérêt pour le visiteur à Amritsar, dont un monument dédié aux martyrs sikhs victimes des Anglais (qui les ont sauvagement abattus au début du siècle alors qu'ils manifestaient pacifiquement contre l'occupation anglaise).

Un aspect intéressant d'une visite à Amritsar est que l'on peut se rendre, en soirée, à la frontière indo-pakistanaise pour assister à la cérémonie de fermeture de la frontière. Cette cérémonie haute en couleur offre des performances d'un genre délirant avec des soldats, de chaque côté de la frontière, tentant d'être imposants face à l'ennemi par diverses stepettes, cris, etc. Au même moment, la foule crie divers trucs (dans une langue que je ne comprend pas, hormis quelques mots évidents comme "Hindustan" et, de l'autre côté, "Pakistan"). Il y a aussi de la musique traditionnelle indienne et pakistanaise, le but semblant d'être d'éclipser la musique des "méchants". Des gens dansent aussi au son de la musique. Bref, un spectacle complètement hystérique. Un côté positif cependant, deux officiers supérieurs (l'un Indien et l'autre Pakistanais) se serrent la main sur la frontière au cours de la cérémonie.

Enfin, j'ai passé les deux derniers jours à Chandigarh, capitale du Punjab. Il s'agit probablement de la ville la plus moderne de l'Inde, dont la construction a été fortement influencée par l'architecte Le Corbusier. Cependant, selon moi, le plus intéressant dans cette ville est le "jardin de pierre de fantaisie". Il s'agit d'un jardin construit, à l'origine secrètement, dans un parc de l'endroit par un Indien fort créatif uniquement à l'aide de rebus. Le résultat est franchement surprenant et vaut le détour.

Je me dirige maintenant vers le Rajasthan,

Au plaisir,

Maxime



Publié à 10:44, le 21/04/2008, Amritsar
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Delhi, ou un séjour dans la désorganisation organisée

Bonjour!

Delhi renferme de nombreux monuments et bazars (appelés chowk, voir photographie au bas du texte d'une boutique de Chandni chowk) qui en font une ville vraiment fascinante. J'ai visité la majorité des monuments les plus en vue, dont le fort rouge, la tombe d'Humayun, le Qubt Minar, quelques musées et autres. Le Qubt Minar entre autres m'a impressionné (voir photo), il s'agit d'une tour de 73m construite sur le site de la première mosquée indienne pour célébrer l'arrivée de l'islam en Inde. Les étages supérieurs sont même construits en marbre blanc!!! À l'entrée de chaque monument et même du métro on fouille les gens à l'aide d'un détecteur de métal. Ce qui est le plus ridicule, c'est que je me suis promené tous les jours avec le sac de ma caméra et que chaque fois que j'ai passé un contrôle je leur ai dit simplement qu'il n'y avait pas de problème, pas besoin de fouiller ce n'est que ma caméra (le sac est relativement gros, en tout cas bien assez pour cacher une bombe). À chaque fois les gardes m'ont fait signe de continuer... Il me semble que tant qu'à installer des systèmes de sécurité, aussi bien les utiliser pour vrai, pas au quart Moqueur.

Ceci étant dit, Delhi m'a marqué surtout pour... sa désorganisation organisée. D'abord le métro, moderne soit, mais quelqu'un aurait dû prévoir que deux comptoirs dans certaines stations super achalandées ne seraient pas suffisants... Donc, l'attente pour acheter un billet s'avère souvent plus longue que le trajet lui-même. Ensuite, la poste, que j'ai utilisée pour envoyer quelques livres chez moi. Je me présente au bureau de poste avec mes livres dans une boîte, non scellée pour qu'ils puissent l'inspecter. Après un bref coup d'oeil, le monsieur me déclare qu'il faut enrober la boîte de cotton (???), cousu aux coins. Je lui demande s'il est possible de réaliser cela sur place, il me répond que non il faut aller chez un tailleur (de mieux en mieux...) Je trouve donc un tailleur, je reviens avec ma boîte au bureau de poste et la tend au dit monsieur.  Il me déclare cette fois que je ne peux avoir le rabais (substanciel) pour l'envoi de livres s'il ne peut constater qu'il n'y a que des livres dans la boîte.  Moi de lui dire qu'il l'a constaté il y a 20 minutes, mais selon lui ce n'est pas suffisant et il faut faire un énorme trou dans la boîte... Je sors mon canif, fais un trou vite fait, il constate et je lui tend un billet pour acquitter les frais d'envoi. Il me regarde et dit non il faut aussi sceller les coins avec de la cire. Alors là j'en ai vraiment marre du niaisage, je lui déclare qu'il n'a qu'à le faire lui-même. Il demeure surpris, mais semble décider que finalement ce n'est pas nécessaire, il termine alors la paperasse et met mon colis avec les autres colis à envoyer (tous enrobés de cotton blanc, mais je n'ai pas vu de cire). Vraiment, vive l'organisation indienne!!!

Certains le savent peut-être, mais hier la flamme olympique était à Delhi. Voulant plus d'informations, je me suis renseigné sur internet et auprès de diverses personnes. Résultat? les autorités indiennes n'avaient, même la veille de l'événement, donné aucune information accessible au grand public. Quant aux habitants de Delhi, la plupart ne savaient même pas que l'événement avait lieu (certains me faisant bien rire en répondant que tout ceci est faux, qu'ils n'ont aucune idée de ce dont je parle et que c'est impossible qu'il y ait un événement relié au cricket sinon ils le sauraient (le cricket??? ils ne pensent vraiment qu'à ça, je n'ai aucune idée du rapport du cricket là-dedans...)) Hier matin, j'ai jetté un bref coup d'oeil à Rajpath, boulevard d'une grande importance entre autres dû à la présence du parlement, de la résidence du président et de la porte de l'Inde. Les rares informations que j'avais trouvées tendaient à dire que la parade s'y déroulerait. Sur place, il y avait effectivement forte présence policière et militaire (voir photo) ainsi que des tas de médias snob (désolé, mais c'est l'impression qu'ils m'ont donnée...) Cependant, aucune apparence de fermeture majeure, seul un petit segment était fermé (bien que les soldats n'avaient pas trop l'air d'aimer la présence d'un jeune étranger avec une caméra sur place, d'accord la barbe et les cheveux longs n'ont pas dû aider). Donc, j'ai décidé de ne pas changer mes plans, ne sachant absolument pas quoi faire d'autres, et de, si possible, jetter un coup d'oeil à la parade en après-midi (aucune information ne laissait alors croire que la parade ne serait absolument pas accessible...).  J'ai visité quelques quartiers et monuments de New Delhi durant la journée. Vers 16h, en sortant du mausolée dédié à la mémoire de Gandhi (lieu de son assassinat), je demande à un conducteur de rickshaw de me conduire à la station de métro la plus près. Il refuse, affirmant que Rajpath, l'un des boulevards les plus importants de New Delhi (il la parcourt pratiquement d'est en ouest) est complètement fermé à la circulation (eh merde, ils auraient pu en informer les gens, bande d'incompétents...). Bon, je me rend donc sur les lieux pour constater. Le boulevard est non seulement fermé à la circulation automobile, mais aussi à toute circulation, même pour les piétons! Maintenant quelqu'un pourrait-il m'expliquer l'intérêt d'une parade énorme sur un boulevard quand personne ne peut la voir sauf une poignée d'hommes en veston-cravate??? Peut-être n'ai-je rien compris, mais je croyais que la philosophie officielle du mouvement olympique était un rapprochement entre tous les gens de différentes cultures(désolé pour mon idéalisme ridicule)... Aussi bien faire une petite fête dans la cour de la résidence du président indien, ce serait moins pathétique. Ce dispositif aurait été mis en place, paraît-t-il, pour faire plaisir à leurs nouveaux amis chinois, qui semble-t-il craignaient des manifestations. C'est comique comment les ennemis deviennent des amis vite quand ils commencent à être drôlement puissants (dois-je rappeler que l'Inde et la Chine se sont menés une guerre il y a un peu plus d'un demi-siècle, conflit qui n'est en théorie toujours pas résolu et que, de plus, les Indiens en majorité semblent hair les Chinois à en mourir). Enfin, pour résumer, j'ai dû aller de barrière en barrière pour trouver un soldat compétent pour m'indiquer la voie de détournement (parce qu'il doit bien y en avoir une quelque part!!!) Eh bien, selon les soldats et policiers, non, il n'y en a pas. Je leur explique que c'est impossible que Delhi soit coupée en deux pendant une demi-journée voyons, il doit bien y avoir un chemin. Après quelque temps je décide de laisser tomber la discussion avec ces incompétents et de me mettre à la recherche de quelqu'un, dans la ville, qui sait comment traverser. Finalement, je trouve un conducteur de rickshaw qui dit connaître un chemin, mais, naturellement, veut le double du prix. Ayant un train à prendre, j'accepte à condition de ne payer que s'il se rend effectivement à destination et sinon rien du tout. Eh bien, il connaissait effectivement un chemin. Mais vous auriez dû voir le nombre de détours ridicules dans des petites allées en ruminant contre les Chinois à chaque barrière... Je précise ici que je ne partage pas trop son opinion, si le gouvernement indien est trop incompétent pour faire une parade privée en ne prévoyant aucune voie de contournement efficace, ce n'est quand même pas uniquement de la faute des Chinois... Enfin, je suis parvenu à la station de train sans problème, bien avant le départ du train, alors réflexion faite c'était plutôt, avant toute autre chose, vraiment loufoque...

Ce matin, je suis arrivé à Amritsar, au Punjab, qui abrite le temple doré.  Je vous en fait un résumé dans quelques jours.

Au revoir,

Maxime 



Publié à 03:46, le 18/04/2008, Delhi
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Le survol

Voilà quelque temps que certains me demandent un article du genre, alors le voici Clin d'oeil(bien que très honnêtement je trouve le tout un peu futile).  Cet article n'est qu'une ébauche qui ne sera terminée que lorsque je serai de retour à Montréal, donc consultez la rubrique "Le survol" dans le menu de droite pour un accès rapide au cours des prochaines semaines.  Tout ceci n'est que jugement personnel bien sûr, rien de scientifique à tout cela (c'est même un peu idiot), donc libre à vous de critiquer mes choix et de publier les vôtres Sourire.  Je précise qu'évidemment, les commentaires ne réflètent que les régions visitées et qu'il y a toujours un biais lié au fait que je suis évidemment une "minorité visible", ceci s'appliquant tout particulièrement dans le cas de l'Inde (il est très difficile de rencontrer des gens "normaux" puisqu'il semble impossible de faire confiance à quiconque sauf la famille proche en Inde).

Catégorie gens:

Plus belle surprise: Les Coréens

Plus grande déception: Les Indiens

Les plus souriants: Les Tibétains

Les plus belles femmes: Les Coréennes, les Népalaises et les Japonaises (dans cet ordre)

Les plus honnêtes: Les Japonais

Les plus serviables: Les Japonais

Les plus polis: Les Japonais

Les plus organisés: Les Japonais

Les habitudes alimentaires les plus étranges: Les Cantonais, loin devant!

Ceux qui auraient le plus besoin d'une bonne douche (tout en comprenant très bien les raisons qui les en empêchent): Les Tibétains

Les plus "stressants": Les Indiens

Les plus religieux: Les Tibétains, suivis des Indiens

Les plus incompréhensibles dans leurs actions: Les Indiens 

Ceux qui prennent le plus les gens pour des imbéciles: Les Indiens

Pays dont les touristes souffrent le plus du "syndrome du petit samourai" (je ne trouvais pas de meilleure expression alors je me suis permis de reprendre celle-ci, qui dans ce cas pourrait être "syndrome du petit guru, du petit yogi ou du petit exilé tibétain"): L'Inde (au point d'en être à l'occasion franchement désespérant)

Les plus accueillants: Très difficile, ex-aequo Japonais, Coréens et Népalais

Catégorie nourriture:

Plus belle surprise: Corée

Plus grande déception: Les régions himalayennes (Tibet et Népal), sauf les mets newari

Meilleures cuisines: 1-Corée 2-Széchuan 3-Japon 

Meilleurs plats: 1-BBQ coréen (surtout le samgyeopsal) 2-"Hotpot" széchuanais (probablement le met le plus épicé du monde...) 3-Chabu-chabu (Japon)

Plat le plus horrible: Une pizza commandée par un autre voyageur dans les hautes montagnes népalaises, qui s'est avéré être un chapati avec du ketchup et du fromage de yak

Cuisine la plus variée: Chinoise (qui comprend en fait 4 grandes cuisines plus la cuisine tibétaine et la cuisine uighur (musulmans du nord-ouest))

Plat m'ayant le plus laissé bouche-bée: Les sushis frais du marché de Tsujiki qui semblent fondre dans la bouche

Catégorie infrastructures, sites, etc.

Pays possédant les meilleures infrastructures (transport): Japon, de loin, mention honorable à la Corée

Facilité de voyager: Japon (kiosques touristiques gratuits partout, système de transport en commun incomparable, gens prêts à vous renseigner partout, etc.)

Ville laissant le plus bouche-bée: Tokyo, à Chibuya, un après-midi de la fin de semaine

Villes les plus sales: Inde, de loin, mention honorable à certaines villes chinoises

Trains les plus sales: Inde et Chine

Monuments les plus grandioses: Inde, mention honorable à la Chine

Plus beaux sites naturels: Népal

Sites les plus raffinés: Japon

Le plus beau monument: Taj Mahal ou grottes de Yunggang (Shanxi, Chine)

La plus grande déception: Les trop nombreux sites bidons de la Chine (reconstruits avec des matériaux peu coûteux dont le béton et le styro-mousse)

La plus belle surprise: Les temples japonais (surtout aux alentours de Kyoto) forts différents les uns des autres

Catégorie générale:

Expérience la plus enrichissante: Chine

Expérience la plus exaltante: Népal (trek), suivi de près par la vue de l'Everest au Tibet

Expérience la plus relaxante: Corée

Expérience la plus agréable: Japon

Expérience la moins agréable: Inde dû au fait qu'ils ne semblent en général avoir de respect pour personne, même entre eux(pas surprenant que malgré toute la richesse côté culture et monuments que possède ce pays, il n'attire qu'environ 4 millions de touristes par année (42e rang mondial, selon l'organisation mondiale du tourisme) alors que, par exemple, la Chine en attire près de 50 millions, et ce sans compter les près de 16 millions de touristes de Hong-Kong et 10 millions de Macau, et le Canada plus de 18 millions)



Publié à 11:35, le 14/04/2008, Orchha
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Orchha-Agra-Fatehpur Sikri

Bonjour,

D'abord les mauvaises nouvelles.  Il faisait très chaud aujour'hui (près de 40 degrés celsius à l'ombre).  Or, j'ai utilisé intensément ma caméra en plein soleil au complexe de palais de Fatehpur Sikri.  Vers 15h, un message est apparu "lens error, restart camera".  Depuis, la caméra a un comportement complètement erratique.  J'espère que cela n'est dû qu'à la chaleur et qu'il n'y a pas de dommages permanents, mais dans le cas contraire...  Même s'il s'avère que la caméra ne fait que mal supporter la chaleur, le problème ne va aller qu'en s'accentuant puisque la température augmente sans cesse ici.  Selon le site web de Canon, la gamme de températures d'opération est de 0-40 degrés Celsius, ce qui pourrait expliquer le problème mais n'est pas très encourageant pour la suite (je prévois aller au Rajasthan, la province désertique de l'Inde).  Enfin, je me croise les doigts et qui vivra verra...

J'ai visité dernièrement Orchha, grand village rempli de palais et de temples, Jhansi et son fort, Agra, la ville du Taj Mahal, et Fatehpur Sikri, ancienne capitale Mughal lors du règne d'Akbar.

D'abord Orchha, village situé au beau milieu de la jungle dont les palais datent de l'ère Mughal.  Je m'attendais à y trouver un peu de tranquilité (seulement 8500 habitants).  C'était trop espérer, puisque la ville entière semble vouloir vous vendre des boissons, un souvenir moche ou une ballade en rickshaw.  C'est toutefois bien plus supportable qu'à Varanasi ou Agra, alors il n'y a pas de quoi se plaindre, n'est-ce pas?  Je crois qu'Orchha m'a particulièrement marqué, non pas pour ses superbes temples et palais, mais pour l'état vraiment lamentable des animaux semi-sauvages se traînant de peine et de misère dans les rues.  Sans vouloir faire de comparaisons boiteuses (ou de publicité douteuse), ça ressemblait à un "Vision Mondiale" canin.

En ce qui concerne Agra, tous m'avaient avertis que c'est l'enfer sur Terre avec tous ces rabatteurs qui vous collent à la peau.  Je m'en étais fait à la longue une image mentale tellement négative que finalement j'ai trouvé que c'était facilement supportable et que la réputation d'Agra est exagérée Moqueur.  Le Taj Mahal est aussi impressionnant que sa réputation.  Un énorme monument de marbre blanc dédié à l'amour, avec de nombreuses fleurs sculptées et des pierres précieuses disséminées un peu partout.  Vraiment un chef-d'oeuvre architectural.  La photographie incluse du Taj Mahal au lever du soleil n'est pas très originale, mais malgré tous mes efforts pour faire dans l'originalité j'en suis arrivé à la conclusion inévitable qu'il y a une raison pourquoi cette prise de vue est un classique: c'est tout simplement, et de loin, la meilleure.  Outre le Taj Mahal, Agra renferme d'autres joyaux dont le fort d'Agra, qui selon moi pourrait facilement compétitionner avec le Taj comme premier monument de la ville, le "Bébé" Taj, etc.  Le "Bébé" Taj est remarquable de par la qualité des peintures qui le parsèment et pour le fait qu'il fut sans doute l'inspiration du Taj Mahal.

Enfin, Fatehpur Sikri fut la capitale Mughal pendant quelques années.  On y retrouve une superbe morsquée et un complexe de palais de pierre rouge fort intéressant.  On y retrouve aussi un bazaar qui est un excellent endroit pour essayer quelques spécialités locales et observer les habitudes de vie des locaux.  Un voile complet noir(il n'y a qu'une fente pour les yeux) est porté par de nombreuses femmes, à mon grand désespoir (selon moi, il y a certaines choses que la culture ne peut en aucun cas excuser, dont la soumission de certains groupes à d'autres, et ce genre d'injustices est visible partout en Inde).  Il y avait aussi cet enfant un peu trop téméraire qui jouait à Tarzan avec un câble électrique...

Dans une autre ordre d'idée, voici un exemple du conservatisme indien qui m'a bien fait rire.  J'espère que vous aimerez aussi.

Bon prochain match Clin d'oeil (et vlan dans les dents pour Boston, 1-0 Mtl!!!) 

Maxime 



Publié à 11:51, le 11/04/2008, Agra
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Khajuraho

Bonjour,

La ville (peut-être un village) de Khajuraho est reconnue pour ses temples aux superbes sculptures, dont un certain nombre érotiques. L'architecture est vraiment impressionante et les murs couverts de sculptures d'environ 1 mètre de haut en font un lieu valant largement le détour. La photographie est du temple Devi Jagadamba, dédié à Parvati ou Kali (les spécialistes divergent d'opinion). Hormis une petite représentation d'un homme ayant beaucoup de plaisir avec son cheval, les sculptures érotiques représentent toutefois des scènes relativement communes, contrairement par exemple à certains temples népalais qui contenaient des scènes plus "musclées". La qualité de l'art de Khajuraho est cependant de loin supérieure.

Des singes (presbytis entellus) se promènent allègrement de temple en temple et on retrouve une certaine population de chauve-souris dans certains d'entre eux. Outre les temples hindous, quelques temples jains, religion s'approchant du bouddhisme, sont aussi dans la ville. Il s'agit d'une religion que je ne connais que très peu, hormis le fait qu'ils semblent aimer méditer nu et montrer fièrement les photographies de leurs séances aux visiteurs en déclarant gaiement: "Voici une photographie de mon guru!" J'ai hésité à répondre: "Ben oui, il est bien équipé dis donc" mais j'ai décidé de laisser tomber les sarcasmes inutiles Moqueur

Je prévois encore passer quelques jours dans le nord du Madhya Pradesh avant de me rendre à Delhi avec un arrêt à Agra (site du célèbre Taj Mahal).

Je vous laisse,

A+

Maxime



Publié à 05:39, le 6/04/2008, Khajurâho
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Varanasi-Sarnath

Bonjour,

Comme mentionné dans l'article prédécent, je suis maintenant à Varanasi, la cité la plus sacrée de la religion hindoue.  Qui plus est, Sarnath, l'un des principaux sites de pèlerinage bouddhistes, est située à seulement 10 km (site du premier sermon de Gautama).

Varanasi est vraiment particulière.  Une fois accoutumé à la horde de rabatteurs, de vaches, de singes, de chiens et aux détritus variés qui vous forcent à marcher en regardant constamment vos pieds (sans parler de l'odeur insupportable de certains quartiers), Varanasi a énormément à offrir.  Les rituels sacrés le long des ghats (sorte de quais avec escaliers aux abords du Ganges) sont très variés, allant du simple bain à la crémation en public sur un bûcher (mais ici même un simple bain est quelque chose de spécial, vu le degré de pollution).  Chaque heure apporte donc son lot de surprises, allant du costume étrange aux chants mystérieux en passant par la vache qui décide de complètement bloquer une allée et refuse de bouger.

Une ballade sur la rivière au soleil levant est probablement la meilleure façon d'admirer Varanasi.  Les nombreux temples, palais et gens s'affairant offrent un magnifique spectacle.  Les nombreux sadhus, hommes ayant abandonné toute possession et, du moins officiellement, menant une quête religieuse, ajoutent grandement à l'exotisme de l'ensemble.  Attention toutefois, le dédale de ruelles est l'endroit idéal pour se perdre, pour le plus grand plaisir de l'auteur (chaque marche est donc totalement différente étant donné que je me perd chaque fois, c'est vraiment fascinant).

Quant à Sarnath, c'est un petit village paisible qui, un peu à l'image de Lumbini, contient quelques temples entretenus par d'autres nations bouddhistes.  On y retrouve une stupa supposée être située à l'endroit exact du premier sermon de Bouddha (voir photographie ci-jointe).  C'est un havre de paix fort apprécié lors d'un séjour à Varanasi, bien que le site soit plutôt intéressant par son importance historique que par la qualité esthétique des monuments (le musée est toutefois rempli de statues d'un grand intérêt artistique).

 

A+

Maxime 

P.S.  J'ai bel et bien obtenu l'autorisation du sadhu avant de prendre ce cliché (et lui ai filé quelques pièces), la main levée a une signification quelconque autre que "je ne veux pas être pris en photo" 



Publié à 11:43, le 2/04/2008, Vârânasî
Mots clefs : varanasi


Pokhara-Lumbini-Arrivée en Inde

Bonjour,

Pour débuter, non il n'y aura pas de poisson d'avril, inutile de le chercher dans le texte Clin d'oeil.  Je suis arrivé aujourd'hui à Varanasi, la ville la plus sacrée de la religion hindoue, connue de tous pour sa position au bord du Ganges, fleuve sacré extrêmement pollué.  Mais un retour en arrière s'impose, Varanasi sera l'objet d'un nouvel article à paraître très bientôt (le service internet est extrêmement plus rapide en Inde qu'au Népal, ce qui va sensiblement faciliter les choses).

Donc, au retour de mon trek, je suis resté un peu plus d'une semaine de plus au Népal, surtout à Pokhara, qui est une ville idéale, avec son lac, ses gens joyeux et sa nourriture à un super rapport qualité/prix, pour relaxer un peu et soigner quelques "bobos".  J'y serais encore peut-être, mais la recrudescence des démonstrations publiques des maoïstes (qui n'ont, sauf sûrement les leaders, aucune idée de ce qu'est vraiment le maoïsme) en vue des élections prochaines au Népal m'ont poussé à quitter le Népal, en faisant un léger détour par Lumbini, site de la naissance de Siddharta Gautama (bouddha historique).

Lumbini est un petit village près de la frontière indienne.  Ils ont une roche indiquant l'emplacement EXACT (ce sont leurs propres mots) de la naissance de Siddharta Gautama.  Je suppose que pour arriver à cette conclusion ils ont dû trouver le placenta fossilisé Perplexe.  Il y a aussi de nombreux temples bouddhistes représentant de nombreux pays dans lesquels le bouddhisme est pratiqué (l'architecture est typique du dit pays), par exemple la Corée du Sud, le Japon, la Chine, la Birmanie, le Viêtnam etc.  Un sanctuaire pour les grues est aussi situé dans le village et il est agréable de marcher en les admirant ainsi que les buffles qui sont la principale source de viande des villageois (rappelez-vous, les vaches sont sacrées mais pas les buffles! Mort de rire)

Hier j'ai connu une journée cauchemardesque.  Les conducteurs d'autobus ont déclaré la grève dans la région de Lumbini (peut-être ailleurs au Népal aussi).  Je me suis donc retrouvé coincé à Lumbini, tout petit bled, avec très peu de rupees dans mes poches (je ne prévoyais pas avoir besoin de beaucoup de rupees puisque je prévoyais quitter le pays après une journée à Lumbini et donc pour éviter de devoir rééchanger les rupees j'ai préféré faire avec ce qui me restait, qui aurait normalement dû être amplement suffisant).  Lorsque j'ai appris qu'il y avait grève, j'ai demandé le prix d'un rickshaw pour me rendre à Bhairawa, ville frontalière.  Horreur, le prix était totalement exorbitant (ils profitent grassement de la grève eux).  De plus, je n'avais même pas suffisamment de rupees pour rester une journée de plus à Lumbini sans jeûner et ce en ne sachant pas si la grève serait terminée le lendemain (d'accord, mauvaise planification de ma part, mais qui aurait cru qu'il y aurait une grève et que je serais coincé dans le seul endroit au Népal que j'ai visité qui n'a qu'une seule banque, qui s'avérait être fermée et sans ATM?)  Je me suis donc mis à la recherche d'un habitant devant aller à Bhairawa qui pourrait me laisser monter.  Comme mentionné, il s'agit d'un tout petit village et la plupart des gens n'ont qu'une bicyclette ou un buffle pour leurs déplacements alors c'était assez difficile (de plus ils ne voulaient pas "concurrencer" avec les rickshaws cupides).  J'ai tenté de convaincre un tour guidé de me laisser monter dans leur autobus cinq étoiles avec air climatisée et tout qui était à moitié vide (pour une grosse heure seulement...) en disant que j'étais prêt à payer s'ils le voulaient et à m'asseoir sur le sol s'il le fallait, mais ils ont refusé (rien pour remonter l'estime que j'ai des groupes organisés, ils se rendaient à Pokhara mais de toute façon la route passe par Bhairawa).  Alors que je me grattais la tête sur le bord de la route en riant tout seul et en me demandant ce qu'il valait mieux faire, un monsieur tout souriant sur sa belle moto rouge sortie de nulle part s'est arrêté et m'a demandé si je me rendais à Bhairawa.  Il m'a tout simplement proposé de partager l'essence et j'ai pu atteindre la frontière en un tour de main (je suis encore estomaqué, voilà 3 heures que je faisais des pieds et des mains pour trouver une solution et la solution est venue à moi alors que je ne la cherchais plus).

Mais ne croyez pas que j'ai appelé cette journée "cauchemardesque" que pour cela.  Un problème de transport c'est assez courant.  Non, la journée me préparait une autre surprise.  Après avoir traversé la frontière, j'ai pris un autobus pour Gorakphur.  Voilà qu'après 10 minutes l'autobus cesse de fonctionner au milieu de nulle part.  Le temps qu'ils réparent le tout, il se faisait tard et je suis arrivé dans la première ville indienne que j'aie jamais visitée (ceux qui sont allés en Inde comprennent...) à la noirceur, au milieu naturellement d'une ville que je ne connaissais pas, entouré de tous ces rabatteurs qui cherchent à vous entraîner dans n'importe quel endroit (de la boutique de bijoux à l'hôtel minable) tant qu'ils y touchent une commission.  Croyez-moi, ils ne se contentent pas d'un "non", ils insistent et insistent jusqu'à vous rendre fou.  La seule tactique que j'aie trouvé, après avoir tenté d'être poli, indifférent, brusque et imprévisible dans mes mouvements, a été de les envoyer promener à force de jurons.  Je n'aime pas du tout, mais on dirait bien qu'il n'y a rien d'autre qui fonctionne avec eux, et encore...

Toutefois, la journée s'est quand même bien terminée, j'ai pu trouver un hôtel correct et avoir une bonne nuit de sommeil et je suis en pleine forme pour une nouvelle journée Clin d'oeil.

 

Je vous laisse, a+

Maxime 

 



Publié à 07:12, le 1/04/2008, Lumbini
Mots clefs : lumbini


Camp de base de l'Annapurna

Bonjour,

Je reviens tout juste d'un trek de 8 jours dans la chaîne de montagnes des Annapurna, au nord du Népal.  Je me suis dirigé vers le sanctuaire de l'Annapurna (camp de base de l'Annapurna sud).  La piste sillonne la vallée au centre de la chaîne de montagnes jusqu'à une altitude de 4130 mètres (camp de base de l'Annapurna sud).  De nombreux villages Gaurung sont sur le sentier et les habitants accueillants et souriants.  J'ai aussi eu la chance de m'y trouver pendant le festival Holi, durant lequel les habitants, surtout les enfants, se lancent de l'eau colorée (surtout de couleur rouge) et se barbouillent joyeusement le visage, ainsi que celui des touristes.

Le camp de base de l'Annapurna est franchement incroyable, il s'agit probablement de l'un des endroits les plus majestueux de la planète.  C'était en tout cas aussi l'avis d'un charmant monsieur américain de facilement 75 ans, fort courageux (sans nécessiter un effort surhumain, ce trek n'est pas vraiment dans la catégorie "facile"...), qui a atteint le sanctuaire pour la troisième fois de sa vie au prix d'efforts dignes de respect (et de l'aide de ses amis népalais, avec lesquels il vit au Népal) et qui a parcouru le monde d'est en ouest.

Dans le sanctuaire, vous vous trouvez entouré sur 360 degrés de montagnes enneigées parmi les plus hautes du monde, de glaciers et du bruit occasionnel des avalanches (pas toujours lointaines d'ailleurs...).  Bref, en un mot, une expérience inoubliable.  La photographie ci-jointe (à gauche), du Machupuchare, ne saurait réfléter la grandeur et la magie du site (si vous croyez que j'exagère, venez vous-mêmes faire un tour au Népal et je vous défie ensuite de me traiter de menteur Clin d'oeil)  La plus haute montagne de la chaîne, l'Annapurna 1 (8091 mètres), est le lieu du décès du célèbre alpiniste russe Anatoli Boukreev, mort en 1997 sur ses pentes emporté par une avalanche.  Pour les mordus de statistiques... 21 sommets de plus de 8000 mètres atteints (dont 4 fois l'Everest) et plus de 30 sommets de plus de 7000 mètres...

Dans un tout autre ordre d'idées, je suis revenu des montagnes jusqu'à Pokhara avec beaucoup d'air frais, comme le montre la photographie ci-jointe (oui c'est bien le toît de l'autobus Mort de rire)

A+

Maxime

     



Publié à 03:50, le 23/03/2008, Pokhara
Mots clefs :


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